Legalstart, le leader des LegalTech en France : Rencontre avec son co-fondateur, Timothée Rambaud

Co-fondée en 2014 par Timothée Rambaud, Legalstart est une plateforme de services juridiques innovante à destination des entrepreneurs et des particuliers. Son ambition est de révolutionner les services juridiques grâce à la technologie.

Pour le Journal du Manager, Timothée Rambaud nous raconte l’histoire de cette legaltech qui a conquis plus de 200 000 entrepreneurs.

Quelle est l’histoire de Legalstart ? Comment cette entreprise a-t-elle été créée en 2014 ?

Nous avons créé Legalstart en 2014. Notre objectif était de mettre au point une solution qui permette aux entrepreneurs de gérer eux-mêmes leurs démarches juridiques et administratives de manière simple, rapide et économique.

L’aventure a démarré avec le service de création d’entreprise. Par la suite, nous avons étoffé notre offre avec d’autres services, comme la modification statutaire, la comptabilité ou la fermeture d’entreprise.

En somme, la vision de Legalstart est d’accompagner les entrepreneurs au quotidien sur les problématiques juridiques et administratives.

Comment fonctionne la technologie employée par Legalstart ?

Pour commencer, nous avons automatisé les démarches juridiques. Cela nous permet de générer automatiquement les documents juridiques nécessaires aux démarches des entrepreneurs.

Concrètement, l’expérience est la suivante : l’entrepreneur remplit un questionnaire simple et intuitif, en ligne. Il peut être assisté par un de nos experts s’il a des interrogations. Ensuite, nous générons automatiquement tous les documents nécessaires pour constituer son dossier juridique. Une fois les documents générés, l’entrepreneur doit signer et transmettre tous les justificatifs nécessaires pour finaliser son dossier.

Nous sommes connectés avec toutes les administrations, donc la transmission du dossier se fait facilement et rapidement. Le client reçoit ensuite le résultat de sa démarche (le K-bis ou l’attestation de dépôt de marque par exemple).

Quels sont les enjeux d’une legaltech ?

Les enjeux d’une legaltech comme Legalstart sont multiples. Dans notre cas, nous avons démarré en automatisant les démarches les plus volumétriques et les plus standards. Désormais, l’objectif est de remonter dans la chaine de valeur en automatisant les démarches les plus complexes, en intégrant les professionnels pour certaines démarches (et faire pour nos clients du semi-mesure) et en proposant aux professionnels les bons outils pour mieux gérer les besoins de leurs clients.

Cette solution, c’est Legalstart Pro. En effet, elle existe déjà et a été adoptée auparavant par des tops cabinets d’avocats (Allen & Overy, Jones Day, etc.) et des entreprises de 1er plan (Rothschild, Eiffage, etc.). Notre objectif est de la proposer à de plus en plus de professionnels.

Comment avez-vous géré la croissance soutenue de Legalstart ces dernières années ? Cela a-t-il posé des difficultés ?

C’est toujours un gros challenge, car il faut s’adapter en permanence. Qui dit « forte croissance » dit « besoin d’évolution très rapide ». Les missions changent souvent et il nous a fallu structurer l’équipe pour continuer à croitre en restant efficients. La dimension RH a donc été un vrai enjeu.

Toutefois, je suis très fier de mon équipe, de sa capacité à s’adapter et de l’agilité dont nous faisons preuve en sortant de nouveaux services très rapidement.

Cela fait quatre ans que vous avez noué un partenariat avec Legafrik. Comment évolue-t-il ?

Concernant Legafrik, il s’agit d’une prise de participation et non d’un partenariat. Nous sommes très contents, l’entreprise se développe très bien sur le marché de la création d’entreprise et a récemment bouclé une levée de fonds.

Quelles sont les difficultés éprouvées par les entrepreneurs de la legaltech ? Comment composez-vous avec ces obstacles ?

La legaltech est un secteur réglementé. Nous sommes obligés de respecter un certains nombres de règles. Par exemple, nous ne sommes pas habilités à faire du conseil personnalisé. Certains acteurs historiques nous ont d’abord regardés avec un air suspect, il a fallu montrer que nous étions sérieux et que notre vision était avant tout tournée vers l’utilisateur : notre but est de fournir le meilleur service possible. C’est la clé.

Vous avez fondé Legalstart avec un associé. Comment garantir de bonnes relations entre associés et avancer efficacement ?

J’ai fondé Legalstart avec Pierre Aïdan, un ancien avocat. Tout d’abord, il faut dire que nous sommes très complémentaires. Aussi, la clé de notre relation, c’est la répartition des sujets et une confiance totale sur les décisions que chacun prend.

Quelles sont vos ambitions pour Legalstart ?

La première ambition est la pénétration du marché français (BtoC) : nous voulons qu’un entrepreneur sur deux utilise Legalstart dans les années à venir. Aujourd’hui, c’est 1 entrepreneur sur 10 qui crée son entreprise avec Legalstart.

Quant à la deuxième ambition, elle concerne le marché BtoB (les avocats, les notaires…). Nous souhaitons développer l’offre Legalstart Pro, notre solution à destination de tous les professionnels du droit.

Enfin, la troisième ambition est internationale : nous voulons nous étendre à l’international, d’abord dans un pays dont le cadre légal est similaire au cadre légal français.

 

Nos remerciements à Timothée Rambaud, Co-fondateur de Legalstart.
Propos rapportés par l’équipe de manager.one

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